Le 26 mai 2025, l’Assemblée mondiale de la Santé (AMS) a adopté, lors de sa 78e session, une résolution sur la « réglementation de la commercialisation numérique des substituts du lait maternel ». L’ISDI et ses membres soutiennent les efforts visant à améliorer la santé et le bien-être des nourrissons et des jeunes enfants. Ce soutien est inscrit dans les politiques mondiales de commercialisation des entreprises afin de garantir que leurs substituts du lait maternel soient commercialisés de manière responsable.

Nous saluons la reconnaissance de l’importance du contexte national et la référence aux obligations internationales dans le texte de la résolution. Les gouvernements jouent un rôle clé dans la protection des familles et sont les mieux placés pour décider des politiques et réglementations appropriées dans leur cadre social et législatif. Cependant, la résolution aurait pu aller plus loin dans la protection de la santé du nourrisson et du jeune enfant en ciblant la commercialisation « inappropriée » et en reconnaissant que, lorsque l’allaitement n’est pas possible, les préparations sont la seule alternative sûre et nutritionnellement adéquate durant la première année de vie d’un nourrisson.

Les gouvernements ont également l’obligation de protéger les droits des consommateurs en permettant aux parents d’accéder à des informations nutritionnelles et produits fondées sur la science afin de garantir une prise de décision éclairée. Nous sommes fermement convaincus que les parents et les professionnels de santé sont mieux à même de prendre des décisions nutritionnelles pour leurs enfants avec plus d’informations, et non moins.

Compte tenu des nombreux facteurs qui influencent les pratiques d’alimentation du nourrisson, l’ISDI continue de penser qu’une approche globale et multipartite est nécessaire pour créer un écosystème inclusif et favorable afin d’améliorer les résultats nutritionnels des nourrissons et des jeunes enfants, qu’ils soient allaités, nourris de façon mixte ou au biberon. L’ISDI se réjouit de collaborer avec l’Organisation mondiale de la Santé, les gouvernements nationaux et les autres parties prenantes pour atteindre l’objectif commun de préserver la santé et le bien-être des nourrissons et des jeunes enfants dans le monde entier.