L’ISDI prend acte de l’« appel à l’action » relatif aux substituts du lait maternel – la voie vers la conformité au Code international de commercialisation des substituts du lait maternel (le Code de l’OMS), lancé par l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF et un groupe d’organisations de la société civile (OSC) le 25 juin 2020, et salue le dialogue collectif visant à atteindre notre objectif commun d’améliorer l’état nutritionnel des nourrissons et des jeunes enfants.
En tant que principale association internationale d’experts sur les aliments destinés à une alimentation particulière, l’ISDI salue la poursuite du dialogue et la dynamique créée par le processus décennal de l’appel à l’action et continuera de jouer son rôle de plateforme de discussion pour l’industrie.
En répondant à l’appel à l’action, les entreprises ont confirmé que l’industrie de la nutrition du nourrisson et du jeune enfant soutient les buts et principes du Code de l’OMS ainsi que les objectifs de santé publique qui protègent et promeuvent l’allaitement. En outre, l’ISDI et ses membres s’engagent à respecter pleinement l’ensemble des lois, réglementations et politiques mises en œuvre par les gouvernements nationaux.
Chaque nourrisson a droit à une nutrition de haute qualité. Il ne fait aucun doute que l’allaitement est le moyen optimal d’assurer une croissance et un développement sains des nourrissons durant les premiers mois de la vie. Lorsque l’allaitement n’est pas possible, les seules alternatives reconnues et éprouvées sont des substituts du lait maternel (BMS) développés scientifiquement et démontrés cliniquement.
Cependant, trop de nourrissons dans le monde, qu’ils soient allaités, nourris au biberon ou de façon mixte, sont touchés par la malnutrition et ses conséquences. L’industrie de la nutrition du nourrisson et du jeune enfant reste déterminée à fournir une nutrition de haute qualité, sûre et adaptée à l’âge des femmes enceintes, des nourrissons et des jeunes enfants, et à proposer une éducation à une alimentation saine afin d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies « Faim zéro » (ODD 2) et bonne santé et bien-être (ODD 3).
Les choix d’alimentation du nourrisson et la nutrition sont complexes et multidimensionnels, et les facteurs environnementaux, socioéconomiques et culturels devraient être pris en compte. L’OMS et l’UNICEF définissent sept cibles pour améliorer les taux d’allaitement. Ces cibles comprennent des mesures visant à renforcer le financement, les politiques sur le lieu de travail, le congé familial, le conseil et les réseaux communautaires.
L’appel à l’action est une étape importante dans la reconnaissance de la nécessité d’une approche multipartite face à cette question complexe. Tous les secteurs de la société – à savoir les gouvernements, les décideurs, les OSC, le monde universitaire, les professionnels de santé, l’industrie, les parents et le grand public – sont appelés à créer un écosystème inclusif et favorable pour encourager l’allaitement et améliorer les résultats nutritionnels des mères, des nourrissons et des jeunes enfants. Nous devons continuer à travailler ensemble sur cette question importante et nous nous réjouissons de pouvoir nous appuyer sur les progrès réalisés jusqu’à présent grâce à un dialogue continu et à des partenariats fructueux (ODD 17).
Nous restons déterminés à travailler de manière constructive avec toutes les parties prenantes concernées et à nous engager dans des initiatives localement acceptables, efficaces, éthiques et durables pour relever les défis de la nutrition et du développement.