L’ISDI et ses membres soutiennent la mission d’ATNI visant à accélérer l’accès durable à des aliments nutritifs et abordables, ainsi que sa vision d’un monde où les marchés contribuent à des régimes alimentaires nutritifs et abordables pour tous.

Pour les nourrissons et les jeunes enfants au cours des premières années de vie, l’accès à la nutrition est essentiel : des nourrissons et des jeunes enfants en bonne santé ont besoin d’un apport en nutriments adapté à leur âge pour répondre à leurs besoins de croissance et de développement cérébral optimaux. Néanmoins, l’environnement socioéconomique et les réalités culturelles diffèrent d’un pays à l’autre.  

Bien que nous partagions l’objectif d’ATNI d’améliorer l’état nutritionnel des nourrissons et des jeunes enfants, nous invitons instamment ATNI à évaluer la conformité des pratiques de commercialisation au regard de la législation et des réglementations applicables en évolution, ainsi que des politiques et engagements propres à chaque entreprise. Nous ne pensons pas que l’évaluation des pratiques de commercialisation des entreprises fondée uniquement sur le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS et les résolutions ultérieures de l’Assemblée mondiale de la Santé (le Code de l’OMS) constitue un mécanisme efficace pour atteindre des objectifs nutritionnels sains.

Le Code de l’OMS consiste en effet en un ensemble de recommandations adressées aux États membres afin qu’ils les transposent, selon qu’il convient, dans leur législation locale, leur réglementation ou d’autres mesures appropriées, en fonction de leur contexte national et de leurs objectifs de santé publique. L’ISDI et ses membres sont attachés à une commercialisation éthique et responsable et soutiennent les buts et objectifs du Code de l’OMS.

Les pays sont toutefois les mieux placés pour déterminer ce qui est approprié dans leur contexte national et selon leurs objectifs de santé publique. La commercialisation des substituts du lait maternel et des aliments de complément devrait donc être évaluée au regard des lois et réglementations nationales, qui constituent le seul instrument légitime auquel la commercialisation devrait être comparée.

Les indices ATNI 2024 relatifs aux substituts du lait maternel et aux aliments de complément représentent une occasion manquée de tenir compte des efforts des entreprises pour améliorer les résultats de santé des nourrissons et des jeunes enfants. En outre, en évaluant la non-conformité en chiffres absolus plutôt qu’en proportion du portefeuille total d’une entreprise et en attribuant aux entreprises la non-conformité de tiers (par exemple les détaillants et les réseaux sociaux), les indices n’offrent pas une comparaison équitable entre les entreprises. Cette évaluation ne contribue pas à renforcer un cadre réglementaire soutenant l’objectif ultime d’améliorer l’accès à la nutrition durant les premières années cruciales de la vie.

L’industrie de la nutrition du nourrisson et du jeune enfant reste déterminée à relever les défis nutritionnels, à fournir une nutrition de haute qualité, sûre et adaptée à l’âge des nourrissons et des jeunes enfants, et à soutenir l’éducation à une alimentation saine. Avec nos membres, nous sommes prêts à collaborer avec toutes les parties prenantes pour soutenir la santé, le bien-être et une nutrition optimale des nourrissons et des jeunes enfants.

Pour plus d’informations, consultez la position de l’ISDI sur la méthodologie de l’indice ATNI 2024 relatif aux substituts du lait maternel et aux aliments de complément.