En août 2024, l’UNICEF a publié un document d’orientation destiné aux « défenseurs du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel » (le Code) sur la manière de contrer les arguments de l’industrie contre la mise en œuvre du Code. Le document recense 36 arguments courants « que l’industrie des aliments pour bébés utilise pour s’opposer à la législation du Code ». En tant qu’association représentative de l’industrie des aliments pour bébés dans le monde, l’ISDI souhaite revenir sur certaines des présentations erronées contenues dans ce document.

L’ISDI et ses membres sont fermement convaincus que l’allaitement offre le meilleur départ nutritionnel aux bébés. C’est pourquoi nous soutenons et promouvons l’allaitement pendant les six premiers mois de la vie, avec l’introduction progressive d’aliments de complément appropriés, sur les conseils des professionnels de santé.

Ce soutien est inscrit dans les politiques mondiales de commercialisation des entreprises, qui visent à garantir que leurs substituts du lait maternel soient commercialisés de manière responsable, reflétant les objectifs de santé publique du Code visant à protéger et à promouvoir l’allaitement et à assurer le bon usage des substituts du lait maternel. Cela signifie également que, sur certains marchés, les entreprises vont volontairement au-delà de la législation nationale.

Les recommandations de l’OMS, comme le Code, ne peuvent avoir d’effet juridique que dans la mesure où elles sont transposées dans le droit national (voir ici). Il est important que ces transpositions tiennent compte du contexte national ; il n’existe pas d’approche universelle, car chaque pays présente un ensemble de circonstances qui lui est propre. C’est pourquoi le Code de 1981 (art. 11) dispose que « les gouvernements devraient prendre des mesures pour donner effet aux principes et aux objectifs du présent Code, en fonction de leur cadre social et législatif ». Cela inclut le champ d’application du Code, les États membres et les organisations interprétant différemment le terme « substitut du lait maternel ».

L’accès à l’information sur les substituts du lait maternel appropriés favorise la santé et le bien-être des nourrissons. Les préparations pour nourrissons sont la seule alternative sûre et nutritive reconnue au lait maternel au cours de la première année de vie et sont vitales, voire salvatrices, en l’absence de lait maternel.

Les informations fournies par les entreprises sont scientifiques, fondées sur des faits et complémentaires de celles fournies par les systèmes de santé, qui ne sont pas toujours facilement accessibles ou disponibles. Par ailleurs, les interactions avec les professionnels de santé (HCP) sont cohérentes avec leur responsabilité médicale de formuler des recommandations nutritionnelles fondées sur des données probantes et répondant à des normes scientifiques rigoureuses. Cela permet aux parents et aux aidants de faire des choix éclairés, ce qui est particulièrement important lorsqu’ils ne peuvent pas ou choisissent de ne pas allaiter.

Les préparations pour nourrissons et les autres aliments pour nourrissons et jeunes enfants font partie de la solution à la malnutrition, contribuant à la réalisation des objectifs mondiaux de santé publique et favorisant une meilleure santé et une meilleure nutrition des nourrissons et des jeunes enfants. Chaque nourrisson a droit à une nutrition de haute qualité, qu’il soit allaité, nourri de façon mixte ou au biberon, et notre industrie s’efforce d’améliorer l’état nutritionnel et la vie des nourrissons et des enfants dans le monde entier.